Un beau lundi de Pentecôte
Nous étions tous réunis, comme une vraie famille,
Qui malgré le divorce, pouvait rire et sourire.
Je sentais les deux filles comblées des deux parents
Comme si malgré tout, les liens du sang sont grands.
Je peux le regarder aujourd’hui sans ombrage,
Cet homme qui me fit tant de peine et d’outrage,
Il reste dans mon cœur, le père de mes enfants,
Diminué par la vie et par son accident.
Je regardais mes petits-enfants évoluer
Autour de nous, voyais nos deux sangs mélangés
A ceux de notre fille et puis de son mari,
A ceux de nos ancêtres, mémoires enfouies…
Je reçois de la vie des cadeaux merveilleux
Que j’avais crus perdus, qui manquaient à mes yeux
Qui manquaient à mon cœur qui souffrait en silence
Malgré quelques poèmes en guise de sentence.
J’ai fait des tas d’erreurs que j’essaie de combler,
Mais il n’est pas possible de changer le passé
J’essaie que le présent se vive dans l’amour
Dans le respect de ceux que j’aimerais toujours.
Marie David 1er juin 2012


